Une boutique qui ne vend pas, et qui le dit mal
Le visiteur lit « Commander », vous attendez un appel
Votre site présente ce que vous fabriquez, installez ou fournissez. Les prix dépendent de la quantité, du délai, du chantier — ils ne s’affichent pas, ou seulement à titre indicatif. Le visiteur qui vous trouve ne vient pas acheter : il vient demander combien ça coûterait chez lui.
WooCommerce ne le sait pas. Il affiche « Ajouter au panier » sur chaque fiche, « Voir le panier » en haut de page, « Commander » en bas du récapitulatif, et « Procéder au paiement » à l’étape suivante. Quatre boutons qui annoncent tous la même chose : un achat immédiat, par carte. Le visiteur qui hésite comprend qu’il va payer, et referme l’onglet.
Ce que vous récupérez à la place
Ceux qui vont jusqu’au bout laissent une adresse e-mail et un nom. Pas de numéro de téléphone : le champ existe, il n’est pas obligatoire. Pas de nom de société : même chose. Vous recevez donc une demande à laquelle il faut répondre par écrit pour obtenir ce qui aurait tenu en une ligne de formulaire, et le devis attend ce deuxième échange.
Le contournement habituel se fait à coups d’extraits de code déposés dans le thème enfant — un filtre pour renommer le bouton, un autre pour rendre le téléphone obligatoire. Ils marchent, jusqu’à la prochaine mise à jour du thème, ou jusqu’au jour où personne ne se souvient plus lequel fait quoi.
Le devis se termine au téléphone — encore faut-il avoir le numéro — Photo par Pavel Danilyuk via Pexels
Faire parler la boutique le langage du devis
Remplacer les mots, pas le tunnel
Les quatre libellés se remplacent par les vôtres, depuis les réglages, sans toucher au thème : « Demander un devis » à la place de « Ajouter au panier », « Envoyer ma demande » à la place de « Commander ». Le parcours reste celui de WooCommerce, avec son récapitulatif et ses champs — c’est seulement ce que le visiteur lit qui change, et c’est cela qui décide s’il continue. C’est ce que fait l’Extension WordPress « Wooaka » : elle ne remplace pas le tunnel, elle le fait parler votre métier.
Le même réglage couvre le champ de code promo et le bouton qui l’applique, souvent oubliés parce qu’ils n’apparaissent qu’à la dernière étape — et qui suffisent à rappeler au visiteur qu’il est dans une boutique.
Rendre obligatoire ce que vous demanderez de toute façon
Le téléphone et la société se rendent obligatoires, en facturation, en livraison, ou dans les deux. La demande qui arrive porte alors ce qu’il faut pour la traiter : vous rappelez, vous ne relancez pas pour obtenir un numéro. Une note libre s’ajoute sous la méthode de livraison, à l’endroit exact où le visiteur se demande combien coûtera le transport, pour écrire ce que vous lui diriez au téléphone — que le coût dépend de l’adresse et vous sera confirmé.
Une dernière option ferme la porte au malentendu le plus courant : limiter le panier à un seul produit. Une demande de devis porte sur une chose à la fois ; deux articles empilés produisent une demande qu’il faut découper avant d’y répondre.
Ce que ça change dans la journée
Un premier appel qui parle du chantier
Les demandes arrivent avec un numéro de téléphone et un nom de société. Le premier rappel devient le rappel utile, celui où l’on parle du chantier plutôt que de coordonnées. Et le visiteur qui parcourait un site marchand sans vouloir acheter comprend, dès la fiche produit, qu’il est au bon endroit.
Quand le produit se vend à la mesure, le devis bute souvent sur un second point : le client ne connaît pas la quantité qu’il lui faut. C’est un autre sujet, traité dans le calcul de la quantité directement sur la fiche produit.
Ces réglages sont réunis dans la formule Essentiel de l’Extension WordPress « Wooaka », avec les autres ajustements qui font qu’une boutique WooCommerce cesse de ressembler à une boutique.
Image à la une — Photo par RDNE Stock project via Pexels

