Quand l’unité de vente n’est pas celle que le client connaît
Le calcul est à la charge de l’acheteur
La fiche produit affiche un prix au mètre linéaire. L’acheteur, lui, arrive avec une surface : une toiture, une pièce, une façade. Pour commander, il doit convertir. Selon le produit, la conversion demande la largeur du rouleau, parfois une épaisseur, parfois un taux de recouvrement. Il fait ce calcul seul, sur un coin de table, à partir d’une description produit qui donne la formule mais pas le résultat.
Le contournement habituel tient en deux formes. Soit un tableau de correspondance est ajouté dans la description : trois colonnes, quelques lignes d’exemple, et le client interpole entre deux valeurs. Soit rien n’est indiqué, et la conversion se fait au téléphone, avec vous, avant que la commande ne soit passée.
Ce que coûte la confirmation par téléphone
Chaque commande passe par un appel. L’appel dure le temps de retrouver la référence, de demander les dimensions, de poser le calcul et de le refaire ensemble. Il se produit pendant les heures ouvrées, et il se répète à l’identique pour chaque nouveau client.
Quand la commande passe sans appel, l’écart se découvre à la livraison. Il manque de quoi finir le chantier, ou il reste un rouleau entier. Suit un retour, un avoir, un second envoi. Le produit revient parfois entamé, donc invendable. Et la conversation qui n’avait pas eu lieu avant la commande a lieu après, dans de moins bonnes conditions.
Le client mesure ce qu’il voit, pas ce que la boutique vend — Photo par ClickerHappy via Pexels
Faire le calcul sur la fiche produit
Du chiffre que le client connaît à celui que vous vendez
Le calcul se déplace là où il devrait être : sur la fiche produit, avant l’ajout au panier. L’acheteur saisit ce qu’il connaît — sa surface, ses dimensions — et lit directement la quantité à commander dans votre unité de vente. L’Extension WordPress « Wooaka » ajoute ce calculateur produit par produit : chaque référence a ses propres unités, ses propres facteurs et son propre arrondi, parce qu’un rouleau de 1 mètre de large et un rouleau de 2 mètres ne se convertissent pas de la même façon.
Deux modes existent. La conversion simple applique un facteur à une valeur saisie. Le calcul en deux temps enchaîne deux entrées, une surface et une épaisseur par exemple, pour produire un volume puis un nombre d’unités.
Le résultat va directement dans la quantité
Un bouton reporte le résultat dans le champ quantité de la fiche. Le client ne recopie rien, ne réinterprète rien : il voit son chiffre, il l’utilise. Le prix peut par ailleurs afficher son unité juste après le montant, de sorte que ce qui est vendu est écrit à côté de ce qui est payé, du catalogue jusqu’à la confirmation de commande.
L’appel de vérification devient un choix plutôt qu’un passage obligé. Il reste utile sur les cas particuliers ; il cesse d’être la condition de chaque commande.
Un exemple en végétalisation de toiture
Un négoce spécialisé dans la végétalisation de toiture utilise ce dispositif. Ses clients raisonnent en mètres carrés de toiture à couvrir, ses produits se vendent au mètre linéaire de rouleau. Le calculateur fait la traduction sur chaque fiche, avec les largeurs propres à chaque référence.
Ce calcul de quantité posé sur la fiche produit est disponible dans la formule Expert de l’Extension WordPress « Wooaka », qui regroupe les calculateurs de quantité et l’affichage de l’unité après le prix. Si vos produits se vendent dans une unité que vos acheteurs ne manipulent pas, c’est la partie du catalogue qu’elle adresse.
Image à la une — Photo par Christina & Peter via Pexels

