Savoir ce qui est lu sur son site, en écoutant le service client
Les remontées du SAV, seule source d’information sur les pages
Faute de chiffres, l’information remonte par le téléphone. Le service client entend parler d’une page difficile à trouver, d’un tarif mal compris, d’un formulaire qui ne fonctionne pas. Ces retours arrivent en réunion, et c’est à partir d’eux que se décide la suite : on réécrit cette page-là, on en supprime une autre, on en ajoute une troisième.
Le problème n’est pas la qualité de ces retours, qui sont réels. C’est leur origine. Un client appelle quand quelque chose le bloque, pas quand une page lui a servi. Les pages qui fonctionnent ne remontent jamais : personne n’appelle pour signaler qu’il a trouvé ce qu’il cherchait. Les décisions se prennent donc sur les seules pages qui posent problème, et sur les seuls clients qui prennent le temps d’appeler.
Ce que coûte une décision prise sur trois appels
Une page consultée cent fois par mois et une page consultée trois fois se ressemblent, tant qu’on ne les compte pas. On y consacre le même temps de mise à jour, la même relecture, la même place dans le menu. Une page qui ne sert plus reste en ligne des années. Une page très consultée n’est pas identifiée comme telle, donc pas améliorée en priorité.
À cela s’ajoute la question de l’outil de mesure. Un identifiant Google Analytics ou Matomo circule, transmis par une agence ou un prestataire. Le poser suppose d’intervenir dans le code du site, donc d’ouvrir un ticket, d’attendre une intervention, et de vérifier ensuite qu’elle a bien eu lieu. Entre le moment où l’identifiant est communiqué et celui où les premières données arrivent, il s’écoule souvent plusieurs semaines. Parfois, l’identifiant reste dans un e-mail et rien ne se passe.
Sans chiffres, on juge ce qui est lu à ce qu’on entend au téléphone — Photo par cottonbro studio via Pexels
Voir les pages les plus vues de son site WordPress depuis l’administration
Un compteur par page, consultable sans quitter WordPress
L’Extension WordPress « Cookies et statistiques » enregistre chaque consultation avec sa date, pour les types de contenu que vous choisissez : articles, pages, ou vos contenus personnalisés. Le tableau s’ouvre dans l’administration, à côté du reste. On y lit les pages classées par nombre de vues, sur la période voulue — aujourd’hui, sept jours, trente jours, quatre-vingt-dix jours, depuis le début, ou entre deux dates que vous fixez.
Une colonne compare la période affichée à la période précédente de même durée. Une page passée de 100 à 120 vues d’un mois sur l’autre affiche son évolution directement. C’est cette colonne qui répond à la question posée en réunion : est-ce que ce qu’on a publié le mois dernier a été lu davantage que le reste ? Les données s’exportent au format tableur si elles doivent circuler.
Poser l’identifiant de suivi qu’on vous a donné, sans passer par un développeur
Les outils de mesure externes se déclarent dans un onglet dédié : Google Analytics 4, Google Tag Manager, Matomo, Facebook Pixel, LinkedIn Insight Tag et Plezi. Vous collez l’identifiant reçu, vous activez, c’est posé. Pour chacun, deux réglages restent à votre main : exclure du comptage les personnes connectées au site — vous et votre équipe — et n’activer l’outil qu’après acceptation des cookies par le visiteur.
Le comptage interne, lui, continue de fonctionner indépendamment de ces outils. Vous gardez donc une lecture de la fréquentation de vos pages même si vous n’avez encore posé aucun identifiant, ou si vous décidez de n’en poser aucun.
La formule Audience de l’Extension WordPress « Cookies et statistiques » couvre ce comptage des pages les plus vues du site : le comptage des vues par page, les périodes de comparaison, l’export, et l’activation des six outils de mesure externes. Elle s’installe et se règle depuis l’administration WordPress, sans intervention sur le code du site.
Image à la une — Photo par Atlantic Ambience via Pexels

