Poser un identifiant de suivi sur son site, quand on n’est pas la personne qui l’a fait
Un identifiant qu’on vous donne, et personne pour vous dire où le mettre
La demande arrive presque toujours de la même façon. Quelqu’un — la direction, un prestataire, une agence média — veut des chiffres sur la fréquentation du site, et vous transmet une suite de caractères en vous disant qu’il faut « la poser dans le site ». Un identifiant de mesure Google Analytics, un identifiant de conteneur Tag Manager, un identifiant de pixel. Le message s’arrête là.
Vous ouvrez l’administration de votre site. Vous cherchez un endroit où coller cette suite de caractères. Il n’y en a pas. Ce que vous trouvez, en cherchant sur internet, ce sont des instructions qui commencent par « ouvrez le fichier header.php de votre thème » ou « ajoutez ce code juste avant la balise de fermeture ». Deux phrases qui supposent que vous savez ce qu’est un fichier de thème, où le trouver, et ce qui se passe si vous vous trompez d’endroit.
Alors vous écrivez à l’agence. Et vous attendez. Le délai n’est pas scandaleux — deux jours, une semaine —, mais il tombe pile au moment où la campagne démarre, et les premiers jours de trafic ne seront jamais mesurés. Ils sont perdus, définitivement : un outil de mesure ne rattrape pas ce qui s’est passé avant sa pose.
Poser un outil de mesure commence trop souvent par une demande à quelqu’un d’autre — Photo par cottonbro studio via Pexels
Ce que coûte un code de suivi collé dans un fichier de thème
Admettons que la pose ait lieu. Le code est ajouté dans un fichier du thème, et tout fonctionne. Le problème arrive plus tard, et il arrive silencieusement.
Un thème WordPress se met à jour. Quand la mise à jour remplace le fichier modifié, le code de suivi part avec. Rien ne casse, rien ne s’affiche en rouge : le site continue de fonctionner exactement comme avant. Simplement, plus rien n’est mesuré. On s’en aperçoit des semaines plus tard, en ouvrant un rapport qui montre une courbe qui tombe à zéro — et il faut alors comprendre s’il s’agit d’une chute de trafic ou d’une panne de mesure. Les deux se ressemblent beaucoup sur un graphique.
Il y a un deuxième coût, moins visible. Un code posé en dur se déclenche pour tout le monde, tout le temps. Il compte donc aussi vos propres visites : chaque fois que vous relisez une page que vous venez de publier, chaque fois qu’un collègue vérifie une fiche, la mesure enregistre une consultation. Sur un site à faible trafic, l’équipe qui produit le contenu finit par représenter une part notable de l’audience mesurée. Et il se déclenche avant que le visiteur ait dit quoi que ce soit sur les cookies, ce qui est précisément ce qu’on cherche à éviter.
Activer un outil de mesure depuis un écran de réglages WordPress
Un champ à remplir, plutôt qu’un fichier à modifier
Ce que change l’Extension WordPress « Trackers et statistiques », c’est l’endroit où la question se pose. Les outils de mesure y sont listés dans un onglet de l’administration : Google Analytics 4, Google Tag Manager, Matomo, Facebook Pixel, LinkedIn Insight Tag et Plezi. Chacun a son interrupteur et son champ d’identifiant. Vous collez la suite de caractères qu’on vous a transmise, vous enregistrez, c’est posé.
Le code de suivi est ensuite ajouté aux pages par le site lui-même, à chaque affichage. Il ne vit plus dans un fichier de thème, donc une mise à jour du thème ne l’emporte pas. Et le jour où l’outil change — une refonte du compte de mesure, un passage d’un prestataire à un autre —, la modification se fait au même endroit, dans le même champ, sans que personne ait à rouvrir le site.
Décider qui est compté, et à quel moment le suivi se déclenche
Deux réglages accompagnent chaque outil, et ce sont ceux qui manquent le plus souvent à une pose manuelle.
Le premier exclut du comptage les personnes connectées à l’administration du site. Votre relecture d’une page ne compte plus comme une visite, et les chiffres cessent de mélanger votre travail et votre audience. Le second conditionne le déclenchement de l’outil au consentement aux cookies déposé par le visiteur : tant qu’il n’a pas accepté, le code de suivi ne part pas. C’est un réglage à cocher, pas une intervention technique.
Enfin, quand un outil ne se déclenche pas, le journal de l’extension dit pourquoi — licence inactive, réglage désactivé, identifiant vide, visiteur connecté exclu, consentement non donné. La question « pourquoi mon tag ne remonte-t-il rien ? » trouve sa réponse à l’écran, au lieu de se poser à quelqu’un d’autre.
Savoir d’où viennent les visiteurs, et ce qu’ils lisent vraiment
Les outils tiers mesurent le trafic, le site sait ce qui est consulté
Poser Google Analytics répond à une question — d’où viennent les gens, par quel canal, sur quelles campagnes. Elle n’est pas la seule que vous vous posez. L’autre, celle qui revient chaque fin de mois, est plus simple : parmi tout ce qu’on publie, qu’est-ce qui est réellement lu ? Cette question-là se traite depuis l’administration du site, et nous lui avons consacré un article à part entière sur la manière de savoir quelles pages sont les plus vues de son site.
Les deux relevés ne se remplacent pas et ne disent pas la même chose. L’un raconte comment on arrive sur le site, l’autre ce qu’on y consulte une fois arrivé. Les avoir tous les deux au même endroit évite d’ouvrir deux outils pour répondre à une question qui n’en faisait qu’une.
Le suivi des vues, les statistiques par période et l’activation des outils de mesure externes sont réunis dans la formule unique de l’Extension WordPress « Trackers et statistiques » : il n’y a pas de palier à choisir, ni de fonction réservée à une formule supérieure.
Image à la une — Photo par Anna Tarazevich via Pexels

